La democratie a l'espagnole

NO PRESOAK !!!
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# Posté le lundi 25 décembre 2006 15:49

PAYS BASQUE-AUTODETERMINATION-AMNISTIE

A chaque fois que le Gouvernement français affirme qu'il n'existe pas de« problème basque» en France il bascule dans le grotesque et surtout affiche le niveau de son mépris envers le Peuple Basque.
Ce négationnisme absurde démontre à l'envie que le gouvernement français n'a aucune intention de participer à la résolution du conflit. Toutefois, ne pas reconnaître l'existence d'un conflit, pourtant si évident avec plus de 150 prisonniers politiques basques dans les geôles françaises, n'a jamais permis de le gommer. Bien au contraire ...
Cette politique de l'autruche n'est finalement que l'avatar prévisible d'un état jacobin ne supportant pas l'altérité et n'hésitant pas à faire fonctionner la machine à broyer les identités et les peuples pour les assimiler de force dans le giron d'une république qui n'en porte que le nom et certes pas les qualités.
Il devient alors évident que la construction d'une solution politique pour le peuple basque n'a pas actuellement d'avenir dans le cade constitutionnel et institutionnel français, et l'expression publique constatable de la volonté politique qui en résulte confirme cette analyse.
Dès lors les agissements du gouvernement français se comprennent dans une stratégie délibérée de pourrissement de la situation. En fermant la porte à une issue politique, en refusant d'entendre la revendication populaire d'une reconnaissance du peuple basque, le gouvernement français prend le risque de prolonger et d'étendre le conflit.
Cette politique du mépris par la négation du peuple basque doit impérativement prendre fin. Politiquement improductive, fondamentalement injuste, elle ravive les rancoeurs et éloigne les peuples.
L'état français doit cesser d'être une prison pour les derniers peuples esclaves d'Europe et reconnaître le droit des peuples à disposer librement de leur avenir. Reconnaître et respecter les décisions et la libre volonté du Peuple Basque est à ce titre fondamental pour le pays qui se targue d'être la « patrie des droits de l'homme».
Si la liberté n'existe que pour le fort au détriment du faible, alors le respect de la liberté n'existe pour personne.
Nous en appelons au gouvernement français afin qu'il ne gâche pas l'opportunité qui se dessine,
Nous mettons en garde ceux qui imaginent qu'occulter la réalité du conflit basque dans les déclarations politiques le rendrait inexistant. Tant que l'état français ne reconnaîtra pas la réalité de ce conflit et, plus avant, les droits fondamentaux du peuple basque, le conflit perdurera.
Nous demandons, expressément, aux citoyens français concernés par ce problème de ne plus collaborer à la politique de colonisation de peuplement et de déterritorialisation active au Pays Basque.
Loin des amalgames, nous lançons aussi un appel à l'opinion publique française pour qu'elle affirme un soutien aux démarches initiées pour la reconnaissance et le respect des droits inaliénables du Peuple Basque et qu'elle s'oppose à la politique de déni et son corollaire répressif qui est l'axe actuel du gouvernement français.
Enfin nous voulons profiter de cette occasion pour adresser nos fraternelles et chaleureuses salutations à toutes celles et tous ceux qui ont apporté et continuent d'apporter un indéfectible soutien à la lutte de libération nationale et sociale Basque. Ces gestes, quels qu'ils soient, sont précieux et les militants que nous sommes en apprécient toute la portée politique, mais aussi humaine, fraternelle.
Pour le reste, c'est-à-dire les faits qui nous sont généralement reprochés, ce sont des actes inscrits dans la résistance légitime du Peuple Basque contre ceux qui veulent le détruire tout en continuant de prétendre qu'il n'existe pas. Nous nous battons pour le droit de notre peuple à disposer librement de son avenir et c'est la loi du fort au faible qui fait que les opprimés que nous sommes comparaissent aujourd'hui pour répondre de notre engagement irréductible à résister à l'oppression.
Ainsi, dorénavant et pour la suite de ce procès, nous nous appuierons de façon constante sur la seule position politique possible à savoir la non-participation à une mascarade, prétendument judiciaire, déjà tant et trop de fois répétée.
Une justice, soumise au pouvoir politique, qui n'est que l'extension d'un système politique de négation et de répression de l'expression du droit à l'existence d'un peuple ne peut être crédible et favorise ouvertement le maintien du pays qu'elle représente sur les voies de l'intolérance, de la négation et du colonialisme. La dénoncer et la combattre est le devoir de tout citoyen.
Ne pas participer, et donc ne pas cautionner une telle mascarade, est aujourd'hui notre devoir de militants politiques inscrits dans la démarche de lutte de libération nationale et sociale du peuple basque.

# Posté le lundi 25 décembre 2006 15:47

Déclaration d'Axier Oiarzabal Xapartegi devant la Cour d'Assises spéciale – 17/11/2006

Le 8 juillet 2004, notre camarade et amie Oihane Errazkin Galdos nous a quittés. Elle nous a quittés pour échapper à la machine répressive qu´est l´Etat Français.

De la même façon que pendant des siècles vous avez essayé d'anéantir et d'étouffer le peuple basque, vous essayez d'exterminer les résistants basques là où ils sont les plus vulnérables, dans vos prisons.

Le système de vengeance français, votre système, conduit à la mort. La liste des camarades basques exterminés dans les prisons espagnoles et françaises est longue et aujourd´hui Oihane fait partie de cette liste, liste dans laquelle se trouvent les meilleurs fils et filles de notre peuple. Aujourd´hui et ici, devant ce tribunal d'exception français, Oihane vous dit haut et clair qu'elle est militante de l'organisation armée basque E.T.A., Euskadi Ta Askatasuna, ce qui, dans votre langue veut dire Peuple Basque et Liberté.

Elle vous dit qu'elle est la fille d'un peuple harcelé et saccagé sans arrêt par ses voisins, les Etats Français et Espagnol. Elle vous dit que chez nous vous êtes les maîtres de la répression et de la torture. Elle vous dit que depuis qu'elle est née, elle n'a pas connu et vécu autre chose que la répression brutale que vous faites subir à notre peuple. Elle vous dit que c'est à cause de vous qu'elle a pris les armes, à cause de votre esprit colonisateur, que c'est par la force des armes que vous essayez de soumettre tout un peuple et que pour arriver à vos fins vous utilisez tous les moyens répressifs qui existent sur la surface de la terre.

Elle vous dit que les derniers 40 ans de répression brutale que nous les Basques avons subis ont été terribles. La liste des atrocités qui ont été commises chez nous et dont vous êtes les responsables directs est trop longue et trop cruelle pour un État qui se dit défenseur des droits de l'Homme.

Elle vous rappelle que la répression n'est pas la solution, car, chez nous, au sein du peuple basque, il y a eu, il y a et demain aussi il y aura des Basques prêts à faire face à votre stratégie répressive et, s'il le faut, se battre les armes à la main pour devenir un peuple libre.

Elle vous dit de ne pas perdre de temps avec des stratégies répressives vouées à échouer les unes après les autres.

Elle vous rappellerait que cela fait 8 mois que l'Organisation armée basque E.T.A. a annoncé l'arrêt permanent de ses actions armées et que 8 mois après vous ne reconnaissez toujours pas l'existence du peuple basque et que votre machine répressive continue encore de réprimer à plein gaz la résistance basque en pensant l'annihiler un jour, mais vous n'avez toujours pas réussi, et vous n'y arriverez jamais.

Elle vous dit que vous vous trompez, car pour le conflit basque il n'y a pas de recette répressive qui puisse marcher. Il n'y a qu'une solution au conflit politique basque: cessez de nier l'existence du peuple basque et arrêtez de violer les droits qui lui sont légitimes.

Reconnaissez l'existence du peuple basque, commencez par entendre, laissez choisir et respectez la voix des citoyens basques, tout cela revient à dire: reconnaissance de la territorialité du peuple basque et de son droit légitime. Elle vous dit que la solution se trouve là et que tous les autres chemins que vous essayeriez de prendre ne nous amèneraient qu'à la prolongation du conflit avec des conséquences connues de tous, de vous les États Français et Espagnol, et de nous le peuple basque.

Et aujourd´hui et ici, devant ce tribunal d'exception français qui nous interdit de nous exprimer dans notre langue maternelle, c'est à dire, la langue basque, elle vous dit qu'elle refuse de répondre à vos questions, car vous aussi faites partie de cette machine répressive qui essaie de soumettre tout un peuple au nom d'on ne sait quel droit. Vous pouvez nous condamner, mais jamais vous ne pourrez nous juger.

Oihane vous dit tout cela, et je vous dis que je suis moi aussi militant de l'organisation armée basque E.T.A. et que pour les mêmes motifs qu'Oihane, je vais moi aussi refuser de répondre à vos questions.

Je voudrais finir en embrassant très fort la famille d'Oihane Errazkin Galdos en notre nom à tous, et aussi les personnes qui sont venues jusqu'ici pour nous montrer leur soutien.

AUPA ZUEK !!!
LEPOAN HARTU TA SEGI AURRERA !!!
GORA EUSKAL HERRIA ETA ASKATASUNA !!!
GORA OIHANE !!!

# Posté le lundi 25 décembre 2006 15:46

Batasuna aurera !!! Independzia !!!

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# Posté le lundi 25 décembre 2006 15:39

L'Eusko Gudariak

Il s'agit de l'hymne traditionnel basque . Mais certains prefere dire que c'est aussi l'hymne de l'ETA . Quoiqu'il en soit c'est avant tout un chant de lutte

Nous sommes les soldats basques
Pour libérer l'Euskadi.
Généreux est le sang
Que nous versons pour elle.

Une clameur se fait entendre
Depuis les sommets.
En avant tous les soldats
Derrière l'Ikurriña.

# Posté le lundi 25 décembre 2006 15:35

Modifié le mardi 26 décembre 2006 05:22